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Rackets, vols, menaces de mort sur les chantiers de Marseille : la fédération du BTP tire la sonnette d’alarme

Rackets, vols, menaces de mort sur les chantiers de Marseille : la fédération du BTP tire la sonnette d’alarme
mars 14
20:15 2015

La fédération du BTP 13 et le parquet de Marseille viennent de signer le mois dernier un accord sans précédent pour sécuriser les chantiers dans les quartiers difficiles de la ville.

Une première au niveau national. La fédération du BTP 13 et le parquet de Marseilleont signé le mois dernier un accord sans précédent pour sécuriser les chantiers dans les quartiers difficiles de la ville. Un dispositif baptisé Groupement local de traitement de la délinquance (GLTD) rendu nécessaire par la situation, estime Johan Bencivenga. « Je ne veux plus qu’on prenne le risque d’aller mourir pour rénover une cage d’escalier », déplore le président du BTP 13.

Rackets, vols et menaces de mort sont récurrents, déclare-t-il, surtout sur les chantiers à proximité des lieux de trafic de drogue. « Les ouvriers se font contrôler car les dealers les prennent pour des policiers en civil. Les voitures sont fouillées. Un chef de chantier s’est même retrouvé avec une arme sur la tempe », détaille le responsable. « Nous sommes les derniers représentants de l’économie réelle à aller dans certains endroits. Personne ne porte plainte pour des raisons évidentes de sécurité », précise-t-il.

Face à ces risques, certains ouvriers ont jeté l’éponge. D’autres ont trouvé la parade, comme l’explique Philippe, le gérant d’une entreprise de BTP. « Trois semaines avant le début du chantier, je suis allé voir les dealers pour leur dire ce que nous allions faire. Il a fallu discuter mais au final, ça s’est bien passé », commente-t-il.

Mais si ce ne sont pas les menaces, ce sont les vols qui perturbent la tenue des chantiers. « On a enregistré 50 millions d’euros de perte l’an passé », révèle Johan Bencivenga. Ici et là, des entreprises ont fait appel à des sociétés de gardiennage. « Cela peut aller jusqu’à 800 000 euros », souligne le président de la fédération. « Parfois pour 25 000 euros, des racketteurs proposent leur service pour sécuriser le site. Ce n’est plus possible », ajoute-t-il. Une des raisons pour laquelle son organisme milite pour la création d’un lot « sûreté » dans les appels d’offres de chantier.

Une mesure proposée en complément du GLTD. Depuis le mois dernier, trois procureurs sont en charge de la sécurité des ouvriers à Marseille. En contact direct avec les chefs de chantiers, ils pourront prendre de manière anonyme les plaintes ou décider de l’envoi de patrouilles de police. Un dispositif qui répond à l’investissement de la ville et de l’Etat pour la rénovation des cités. Dans le cadre du projet ANRU, 14 d’entre elles vont être rénovées pour un montant d’1,2 milliard d’euros.


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